Pourquoi ferre-t-on les chevaux ?

La question

"Le cheval est le seul animal dans lequel on puisse planter des clous..." [Jules Renard] Heureusement, ça ne lui fait pas mal ! En effet, du point de vue anatomique, le cheval marche sur un doigt et le fer est fixé dans la partie cornée du sabot, là où il n'y a pas de nerfs (c'est l'équivalent de nos ongles). Les premiers fers à chevaux datent du IXème siècle et la grande majorité des chevaux sont aujourd'hui ferrés. Mais quelle est l'utilité du fer à cheval ?
fer à cheval

La réponse

Il est tellement commun de voir des chevaux ferrés que lorsque l'on demande aujourd'hui pourquoi aux jeunes cavaliers, ils sont bien embarassés de répondre. Certains postuleront que c'est pour éviter aux chevaux de glisser. Or c'est bien le contraire qui se produit : un fer à cheval diminue les frottements et rend les appuis beaucoup moins sûrs. Sur terrain humide ou herbeux, on fixe même souvent des crampons pour limiter les glissades !
 
En faisant l'analogie avec le port de chaussures, on pourrait penser que le fer est posé pour que le cheval ne se fasse pas mal. En effet, si ce dernier marche sur des cailloux pointus à « sabots nus », il peut se blesser la sole (sous le sabot) alors qu'un fer surélève les pieds et limite le contact. Mais ce n'est pas l'unique raison : les chevaux de concours et de clubs sont tous ferrés, alors qu'ils restent majoritairement sur le sable !
 
Et la raison est bien ici : si vous avez déjà couru pied nu sur du sable, vous avez peut-être ressenti le frottement et l'échauffement que cela produit sous le pied. Or un sabot de cheval, en corne, est littéralement limé par l'action du sable ! A raison de séances de travail d'une heure, parfois deux fois par jour, l'usure est importante... Idem pour le frottement sur le goudron ou le béton pour les chevaux de ville. Et le problème des chevaux qui travaillent, c'est que l'usure du pied est plus rapide que la pousse naturelle. On ferre donc les chevaux de travail pour éviter une usure trop importante de leurs sabots.
 
Et il n'y a encore pas si longtemps, on ferrait égellement les vaches ou les boeufs qui servaient au travail agricole! Mais c'était un autre labeur : un sabot de vache est en deux parties et l'animal est souvent bien moins coopréatif...
 
Error
Le saviez-vous ?
Tout comme les hommes peuvent porter des semelles orthopédiques, certains fers sont travaillés pour corriger des défauts d'aplomb chez le cheval. C'est entre autre l'étude de l'usure inégale des fers (entre un pied droit ou gauche, ou entre l'intérieur et l'extérieur des fers) qui permet de constater ces défauts.
 
En résumé...
 
Si l'on ferre les chevaux, c'est pour éviter une usure trop importante de leurs sabots. Chez les chevaux de club ou de compétition marcher ou courir dans le sable lime la corne de leur sabot plus vite qu'elle ne pousse. Le sabot surélève le pied et limite les frottements, l'échauffement et l'usure.

Pour aller plus loin...

- Fers orthopédiques (site internet d'ACR-concept)
 
 
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Commentaires

Utilisateur non enregistré

voici un article / témoignage très bien rédigé par une cavalière de randonnée pieds nus : 1200 km en 22 jours, soit un rythme de quasi 55km par jour en moyenne, avec beaucoup de bitume, pieds nus.
http://lagazette1cheval.blogspot.fr/2015/11/lexperience-de-voyager-pieds...

C'est édifiant et concret :)

Utilisateur non enregistré

J'oubliais: les autres chevaux étaient ferrés et ils ont eu besoin de 2 ferrures durant cette rando car les fers se sont usés plus vite que les sabots pieds nus de l'autre cheval.. Pour l'argument du ferrage comme protection, on repassera!!!!!!
Comme le dit si bien la rédactrice: "croire que le pied s'entamera comme le fait le fer est un raccourci mental un peu précipité."

Peut-être serait il judicieux de modifier le résumé de votre présentation :

"Si l'on ferre les chevaux, c'est pour éviter une usure trop importante de leurs sabots. Chez les chevaux de club ou de compétition marcher ou courir dans le sable lime la corne de leur sabot plus vite qu'elle ne pousse. Le sabot surélève le pied et limite les frottements, l'échauffement et l'usure."

En :
"Si l'on ferre les chevaux, c'est parce que l'on CROIT éviter une usure trop importante de leurs sabots. Chez les chevaux de club ou de compétition, la vie en box ne permet pas aux sabots de fonctionner normalement et ils sont malades, le fer pallie à la "faiblesse" de l'animal pour l'utilisation humaine au détriment de sa santé, masque les défauts, surélève le pied et limite les mouvements naturels ainsi que son fonctionnement vital."

Utilisateur non enregistré

Bonjour à tous, je suis venu tout à fait par hasard ici. Car, je ne me rappelle plus pourquoi, j'ai pensé au cheval et à ses fers, j'ai donc googlé pour en savoir plus.
Et je ne regrette pas, vos commentaires sont instructifs et une fois de plus, je vois l'orgueil de l'homme qui veut et croit faire mieux que la nature.
Les granulés, ce sont comme les conserves pour nous humains ? Avec presque toujours ajout de sel de de sucre......
Nous mangeons mal, tant pis pour nous mais pourquoi faire subir cela à ces pauvres bêtes ?
Je n'ai pas de cheval, je n'en ai jamais monté mais ..... C'est inexplicable, j'ai un immense respect pour les équidés. Je les regarde avec un grand plaisir, et je je peux, je les touche, je les caresse.
Je me souviens, sur la frontière espagnole, j'ai vu pour la première fois des Pottocks, des petits chevaux semi- sauvages, c'était sur une route longue en impasse donc avec très peu de circulation. Et comme d'habitude, je me suis arrêté pour m'approcher d'eux.
Mais en fait, ce sont eux qui se sont approchés de moi pour ....... me lécher..... J'en ai quasiment eu les larmes aux yeux.
Plus loin une voiture s'est arrêtée, une petite fille en est sortie, elle est restée immobile en les voyant autour de moi me lécher, elle riait.
J'étais en plein bonheur.
J'ai un immense respect pour les animaux en général et je ne supporte pas la bêtise des hommes, ce qu'il font sur eux.
C'est simple, je respecte l'animal bien plus que l'homme sauf bien sur ceux qui font attention à eux.
Si le fer est mauvais, peu d'hommes le comprennent donc ?
Respect aux respectueux.

Utilisateur non enregistré

aller, pour ceux qui ont a cœur le bien être animal voici un petit texte circulant sur le net:

Le bagne

Cela fait dix ans que je suis là. Dix ans de solitude, d'enfermement. Dix ans que je piétine dans ma cellule aux murs poisseux, seul. Quatre murs, une lourde porte avec un verrou de métal, à l'extérieur.

Ma cellule, j'y vis presque toute la journée, et toute la nuit, tous les jours depuis dix ans. Elle est à peine assez grande pour m'y coucher de tout mon long. Je dois faire mes besoins là où je peux, et vivre au milieu jusqu'à ce qu'on vienne la nettoyer, ce qui arrive de temps en temps.
Et pourtant, de l'intérieur de cette cellule, mes sens sont en éveil. Une lucarne assez grande pour y passer la tête me permet de voir les autres prisonniers. Je suis au milieu d'une rangée de cellules toute identiques, comme des boites. En face, une autre rangée toute pareille et au milieu, un long couloir sombre. Tous les jours, j’attends des heures durant en regardant la lumière venant du fond du couloir. Je guette le moindre mouvement, la moindre odeur, le moindre bruit qui pourrait animer mes journées tristes.

Le seul moment qui me réjouit, tous les jours, à la même heure, est le moment du repas. Il est servi trois fois par jour. C'est chaque fois, depuis dix ans, exactement le même repas, le même goût, la même quantité. Mais pourtant, j'aime ce repas plus que tout, car il n'y a plus rien d'autre à aimer vraiment dans cette vie de solitude. Alors, lorsque j'entends le chariot du repas qui arrive, je deviens fou, je frappe de toutes mes forces contre la porte de ma cellule, comme si cela pouvait faire arriver ce repas plus vite. Oui je deviens fou et je ne suis pas le seul, j’entends les autres qui font de même, qui frappent, qui crient.
Alors le lourd verrou grince, la porte s'ouvre, et ce sont deux minutes de bonheur qui suivent. Deux toutes petites minutes.
Puis l'attente revient, interminable, un soleil se couche, un autre se lève, sans autre horizon que celui que je vois, cette faible lumière au bout du couloir.

Et puis, il y a la sortie, qui ne m'apporte guère plus de joie que l'enfermement. On rentre d'abord dans ma cellule, on m'attache solidement par la tête, on me met du poids sur le dos, puis on m'oblige à courir, en rond, dans une cour de sable. Je suis enfin proche de mes semblables mais on ne nous laisse pas nous toucher. Tous courent comme moi, sans but, sans aucune logique. Personne ne comprend pourquoi on nous fait ainsi courir pour aller nulle part. Mais si l'on ralentit, on nous frappe. Si l'on veut s'échapper, on nous retient par nos lanières. Le monde extérieur et la liberté sont là, tout près, mais on ne peut pas y toucher. A la fin de ce labeur, nous rentrons dans nos cellules, presque heureux de pouvoir enfin nous reposer.
Et c'est l'attente qui revient, toujours aussi sourde et monotone.

Les jours arrivent cependant où il n'y a pas de labeur à faire. On me laisse alors une demi-heure seul dans une cour bien fermée. Toujours sur du sable. Je suis censé pouvoir ainsi me dégourdir un peu les jambes. Mais que faire d'autre qu'attendre lorsqu'il n'y a rien ni personne d'autre que moi dans cet espace clos ? Pourquoi ne pas nous laisser à deux, ou trois ? Nous ne ferions rien de mal.
Alors j'attends, toujours, je ne sais plus faire que ça, au fond... J'attends que l'on me ramène. Sur le retour vers ma cellule je vois les autres, certains supportent la captivité encore moins bien que moi : l'un se balance d'une jambe à l'autre à longueur de journée, un autre frappe sans cesse sa porte, un autre s'est même mis à mordre le bord de la lucarne de sa cellule! Ils sont devenu encore plus fou que moi.

Des gens passent pourtant, certains semblent même nous apprécier, mais personne ne semble comprendre notre malheur. A présent une jeune fille sort de ma cellule en me murmurant :
« Arthur, tu es mon cheval préféré ! » Elle rayonne de joie.
Mais comme chaque jour elle referme le lourd verrou de la porte, je l'entend grincer et toucher le taquet, je suis à nouveau enfermé. J’entends ses bottes d'équitation s'éloigner, je la vois disparaître au bout du couloir, et je plonge tristement dans cette attente lourde et infinie qui est devenue ma vie.

Arthur

Utilisateur non enregistré

Ce texte me prend aux tripes.. c'est extremement réaliste.. totalement véridique ! Les seules personnes qui ne comprennent pas cela, sont ceux qui par orgeuil, font taire la souffrance de l'animal. Je veux bien qu'on fasse taire sa "propre" douleurs dans bien des cas, et ceci est un choix personnel, mais qui êtes vous donc pour prendre de tels droits sur la vie d'autruit ?! Votre bien être, votre egoïsme à prit le dessus sur la raison, vous n'êtes pas si différent, de ses gens qui battent leurs animaux, le geste est peut être différent, mais la conclusion, pour l'animal est la même, il souffre...et en silence !

Et ne pensez pas que vous vous allez vous en tirez ainsi.. car la roue tourne, et si vous ne rendez pas de comptes ici bas, vous en rendrez dans l'au-delas. Et ceci est bien la seule chose qui me rassure.

Tristement et amicalement pour certains... une musulmane.

Utilisateur non enregistré

peut importe le nom de la religion en laquelle on croit (car il y a des personnes sans cœur dans toutes), l'important est celle du cœur, du respect et de sa conscience je pense... je ne pense pas qu'il y ai un au-delà et que les comptes seront rendus ailleurs que lors du passage sur Terre.. C'est pourquoi il faut faire le maximum pour s'informer, changer les "normalités" cautionnées depuis trop longtemps... Aborder le cheval avec un esprit neutre.. Pourquoi les gens qui sont les plus réceptifs contre toutes ces aberrations (ferrage, box, équitation traditionnelle, mors etc) sont des novices à votre avis? Parce qu'ils ont la tête encore vierge de bêtises... Plus c'est ancré et plus ce sera dur de les éclairer sur les méfaits... Récemment j'ai encore fait écarquiller les yeux à un cavalier très "dressage classique" en affirmant ne plus ferrer ni utiliser de mors et tout ça sans soucis! Le dialogue était fermé de son côté, je ne me suis donc pas épuisée... Tradition quand tu nous tient...

Utilisateur non enregistré

C est parce que nous croyons, par ignorance, que la fourchette et la sole sont fragiles.j ai fait un tour de France avec mes chevaux pieds nus( face book: sylvain Cattiaux 3500 km sans fers sans hipposandales, en PCF).LE PIED NE S USE PAS CAR AU CONTRAIRE IL SE RENFORCE.la fourchette et la sole s en durcissent avec l activité, ce qui, proportionnellement améliore la santé et la puissance du cheval.
En ferrant, nous créons sans le savoir des conditions destructrices pour les pieds des chevaux et leur santé car le ferrage créé 3 Erreur anatomiques : 1-le fer cloue sur un ongle trop long "agrandit" le pied et déplace la zone d impact des articulations. de 9a20 pour cent.2-la fourchette, "le coussinet plantaire",ne touchant pas le sol, ne peut pas assumer son rôle d amortisseur des articulation(flechisseur ,naviculaire...)et de régulation cardio vasculaire. 3-le fer, rigide,comprime le pied ,comme une chaussure trop serrée,empêche l écartement flexible du ,le resserre et le déformé(encastelure).
Sur you tube:"chevaux performants pieds nus""loutcha Rica" galope sur des cailloux.thèses bâtie sur leur parage naturel: oatao.univ-toulouse.fr thèse d'Amélie Pascal Dartevelle "est il possible de maintenir...université de liège : TFE de Julie Perrin "chez le cheval quels sont les effets du pied nu...wpodologieequinelibre etc....

Utilisateur non enregistré

vous pouvez me mettre tout les liens que vous voulez interoger n'importe quel PROFESSIONNEL en endurance et il vous diras que dans cette discipline à haut niveaux ce n'est pas possible ( je ne parle que pour l'endurance bien sur car je ne suis pas spécialisée dans d'autres discipline ! ) apres vous pouvez écouter et lire tout se que vous voulez ! Sur ce forum , on ne peut pas discuter , il y a beaucoup de gens bornées sur leurs idées ....
C'est fort dommage ! Je ne répondrais donc plus sur ce sujet!
A bon entendeur

Utilisateur non enregistré

Ce qui est dommage surtout, ce sont ces énervements.......

Tout le monde doit écouter tout le monde sans pour autant prendre pour argent comptant.

Utilisateur non enregistré

ce qui est dommage, c'est qu'à "haut niveau" les animaux trinquent pour le plaisir de certaines personnes qui positionnent le fric ou l'amusement avant le bien être des animaux.